par Yvonig Foucaud | 01/05/2021
Cet article vous présentera l’épreuve du beach rowing sprint associée à différents points techniques.
Épreuve
L’épreuve est une addition de deux parcours, l’un à terre effectué par l’un des membres de l’équipe et l’autre sur l’eau en bateau. Le parcours se fait en mode duel, face à un seul adversaire. La progression est semblable aux tournois de sports collectifs avec un système d’éliminatoires au temps (Épreuves chronométrées), puis des courses de confrontation et à éliminations directes de type 1/8 de finale et à partir des 1⁄4 de finales jusqu’aux Finales A ou B, toutes courses s’enchaînent sans interruption

Les catégories engagées au niveau international pour les World Rowing Beach Sprints Finals (WRBSF) sont :
- le solo senior F et H,
- le double senior mixte,
- le quatre senior mixte,
- le solo junior F et H,
- le double junior H et F,
- le double mixte.
D’autres épreuves existent pour le Jeux Méditerranéen de Plage :
- le solo senior F et H,
- le double F et H,
- le quatre F et H,
- le relais (1XSF + 1X+SH + 2XSH + 2XSF)
| La FFA a choisi de développer la pratique en organisant des épreuves seniors et juniors permettant de sélectionner une équipe de France complète aux WRBSF. Mais chaque organisateur sera libre de faire des choix permettant le développement de cette pratique auprès de tous. |
Les parcours
1ère option : slalom aller & retour
Une fois l’équipage entièrement embarqué, le bateau doit parcourir un slalom entre les trois bouées en respectant le sens imposé et en restant dans le couloir alloué. Le coureur doit débarquer au point prévu à cet effet.

2ème option : slalom aller-retour en ligne droite
Une fois l’équipage entièrement embarqué, le bateau doit parcourir un slalom entre les trois bouées en respectant le sens imposé et en restant dans le couloir alloué. Après avoir contourné la dernière bouée, il revient ensuite en ligne droite jusqu’au point de débarquement sur la plage.

3ème option : aller & retour en ligne droite
Une fois l’équipage entièrement embarqué, le bateau doit effectuer un aller et retour en ligne droite en allant virer la bouée la plus éloignée, en respectant le sens imposé et en restant dans le couloir alloué. Cette option est conseillée pour des configurations de plan d’eau avec une zone de déferlement longue sur fond plat (cf. Dieppe 2018).
Les différentes phases d’une course de BRS

Le parcours
Le parcours à terre est caractérisé par une courte distance de course à pied de 10 à 50 mètres, un parcours sur l’eau, et un finish en course à pied de10 à 50 mètres environ. Le parcours sur l’eau effectué en bateau est caractérisé par une courte distance (500m aller-retour), un slalom avec contournement de 2 marques de parcours et d’un virement à 180° très technique. Selon les conditions météorologiques et l’environnement du parcours (haut fond, vents et courant dominants, etc.), l’organisateur d’épreuves de Beach Rowing devra choisir une des trois options ci-dessus pour nos compétitions nationales. Au niveau international, seules les deux premières options sont possibles.
Attention aux risques de shore break sur certaines plages !

1. La course de départ
Les athlètes les plus à l’aise sur cette partie de l’épreuve ont été des rameurs fins, élancés et très toniques avec de longs membres inférieurs capables de courir très vite à terre et étant capables de courir dans l’eau en dégageant à chaque pas facilement leurs jambes de l’eau. Un bon sens de l’équilibre et une excellente coordination sont également très importants. En effet lors de l’embarquement et du débarquement les changements de position et de milieu nécessitent une adaptation rapide (saut de l’embarcation en marche pour débarquer par exemple).
Il est fortement recommandé que le rameur de poupe en double soit le coureur désigné au départ et le barreur pour les quatre.Les coureurs devront travailler les qualités physiques suivantes :
- vitesse de réaction,
- sprints de courses de 3 à 8 s max,
- agilité, coordination, gainage et détente des jambes pour monter dans le bateau.

2. Transition : l’embarquement
Ce type de parcours avec une course sur le sable, une course dans l’eau et une navigation sprint incluant slalom et virage, mobilise des compétences différentes de celles recherchées habituellement chez les rameurs et les barreurs. En effet, comme au triathlon il faut gérer plusieurs transitions. La première, sur l’épreuve de sprint au sol, se situe entre le parcours sur terre ferme et le parcours de course dans l’eau. Le frein occasionné par l’eau sur les coureurs en plein sprint peut les faire tomber.
La seconde est l’installation du coureur dans son bateau. Il faut minimiser au maximum la perte de temps liée à l’embarquement, à l’installation des pieds dans les cale-pieds et la prise en main des avirons. Les teneurs au nombre de deux en configuration normale et trois si l’organisateur l’autorise devront se positionner à l’arrière du bateau et respectivement de chaque côté. L’un ouvrira la porte d’entrée de l’aviron permettant au rameur de sauter dans le bateau et positionnera la coulisse du rameur sous ses fesses. L’autre stabilise le bateau, se prépare à transmettre l’aviron et veille à l’alignement de l’arrière du bateau avec l’arbitre de ligne située sur une chaise haute dans l’alignement du couloir. Dès que le rameur monte dans le bateau, les teneurs placent la coulisse correctement, stabilisent le bateau et transmettent délicatement les avirons afin que l’équipage parte instantanément. Les autres membres de l’équipage devront se tenir près du bateau avant le signal de départ (en quinconce en quatre et à l’opposé de l’embarquement du coureur de départ en double) et s’installer rapidement pour stabiliser le bateau avant l’arrivée du coureur.
En quatre, les teneurs veilleront en plus à vérifier que le gouvernail est bien en position basse en poussant le bateau. En effet, le barreur doit tirer sur son écoute en grimpant dans le bateau pour abaisser le gouvernail et un teneur vérifiera en poussant qu’elle est bien positionnée. Le cas échéant, il l’abaisse manuellement. Un oubli du barreur serait fatal pour la course, d’où l’importance de cette vérification !
Quoi qu’il arrive, dès l’installation de l’équipage, les deux teneurs indiquent par un signal sonore leur poussée du bateau à l’équipage (ex. Top on pousse !).
Les rôles des teneurs doivent être bien repartis avant chaque épreuve !
Si l’organisateur l’exige, un troisième teneur pourra être autorisé, en cas notamment de shore-break. Dans ce cas, il s’efforcera à soulever l’arrière de la coque en attendant le départ pour éviter que des masses d’eau importantes rentrent dans le bateau.



3. La navigation
La partie en bateau est également un sprint. Cependant plusieurs paramètres entrent en considération :
- la vitesse d’installation et de débarquement de l’équipier qui court,
- l’efficience des trajectoires, le passage des frites en tapant sur le portant et le demi-tour à la dernière bouée,
- l’explosivité et la puissance de l’équipage.
La navigation nécessite beaucoup d’énergie (les équipages sont rarement en deçà de la cadence 32) mais les manœuvres sont tout aussi déterminantes. En effet il faut à tout prix éviter les chocs des grosses bouées, abaisser les bouées frites avec le portant arrière et être capable de réaliser le virement à 180° le plus rapidement possible.
| Des opportunités de surf pourront s’offrir très souvent en bord de plage pour les sportifs qu’ils devront exploiter, à la fois pour gagner en vitesse et en énergie ! Un sens marin sera un vrai atout pour ce type de course. |
4. Le slalom

Lors des 1er World Rowing Beach Sprint Finals (WRBSF) qui ont eu à Shenzhen en Chine l’an passé, le passage de bouées dites « frites » peut se faire en les basculant comme des piquets de slalom en ski de descente.
Pour pouvoir les basculer, le diamètre des bouées doit correspondre à la taille minimum prévue par la réglementation World Rowing et FFA, à savoir 30 cm.
L’intérêt de basculer les bouées avec le portant arrière est de tracer une trajectoire plus rectiligne jusqu’à la troisième bouée à virer. Pour cela, le rameur situé le plus à l’avant du bateau tapera la bouée avec son portant et les rameurs devront rester unis pendant le choc et le glissement de la bouée sous les autres portants. Les appuis devront être solides, les hauteurs de main maîtrisée pour contrôler les déséquilibres et les corps gainés.
Pour réussir cette manœuvre, il faut la travailler longuement au préalable pour maîtriser la trajectoire de la coque par le(s) rameur(s) ou le barreur.
Avec des bouées plus grosses, il s’agit d’avoir une trajectoire en courbe proche des bouées sans les touchées en respectant une marge de sécurité d’au moins 2 mètres pour éviter de perdre énormément de temps en restant coincé dans la bouée.
Pour réussir son slalom, le rameur de proue doit anticiper sa trajectoire en :
- se retournant avant la bouée (environ 10 mètres),
- se retournant après le passage de la bouée pour rectifier sa trajectoire vers la bouée suivante.

Un teneur désigné peut en plus guider les pratiquants sur les deux premières bouées par des gestes simples et amples avec ses bras face au bateau. Pour les courses en quatre barré, les gestes du teneur ne sont bien sûr pas utiles !
Par contre, une fois passée la seconde bouée, le ou les rameurs devront gérer seuls leur trajectoire vers la troisième bouée. En effet, la distance dépassant les 180 mètres, son appréciation de trajectoire deviendra hasardeuse !

5. Les virements à 180°
En quatre barré, une des techniques efficaces à adopter pour le virement à 180° consiste à faire scier côté bouée le ou les deux rameur(s) situé(s) à l’arrière du bateau (l’autre aviron ne touche pas l’eau) et faire nager en quart de coulisse avant le ou les deux rameur(s) installé(s) à l’avant (l’autre rame ne touche pas l’eau). Les appuis placés aux extrémités du bateau font levier sur la coque qui tourne rapidement. Sans déferlement de vague et de courant pour ou contre la coque, la manœuvre débute dès que l’arrière du bateau arrive à hauteur de la bouée. La distance latérale idéale entre la coque et la bouée est d’environ 5 mètres (ni trop près ni trop éloigné) dans des conditions sans vagues et sans courant. Bien évidemment, s’il y avait eu des forces extérieures à rentrer en jeu, la distance latérale entre la coque et la bouée et le démarrage du virement auraient été adaptés et travaillés en conséquence.
| Le barreur a un rôle très important dans cette manœuvre qui peut faire gagner ou perdre une course. Il pourra en plus soulever sa dérive dans certains types de coques, pour virer plus rapidement ! |
Toutefois certains rameurs sont plus à l’aise en virant d’une autre manière qui s’applique à l’ensemble des coques et, à savoir :
À l’approche de la bouée, tous les rameurs mettent tout leur poids sur la bordée intérieure pour fixer la rotation de coque autour du point de rotation (palettes). Une fois la rotation effectuée au trois quarts tous les rameurs rament en demi-coulisse pour relancer la coque et reprennent en longueur une fois le virement effectué.
Quel que soit la technique adoptée, il est important qu’un rameur ou le barreur en équipage donne des consignes simples et efficaces à l’approche du virement et à sa sortie pour relancer la coque : » Top on vire / Top ! Trois quarts / Top ! Long ».
Il faut énormément travailler ces techniques pendant vos entraînements (10 à 15 min à chaque fin d’entraînement) pour automatiser ces manœuvres.

6. Transition : l’arrivée de plage
Comme la montée dans le bateau, cette transition peut sceller une victoire ou malheureusement une défaite, si elle est mal négociée. Les conditions environnementales auront une importance dans la manière où elle sera abordée. En cas de déferlement important, il s’agira de surfer sur la vague sans la dépasser pour éviter d’enfourner de l’eau dans la coque et de lofer (partir de travers sur la vague). Si le vent, et la vague poussent de travers, il s’agira de vaincre les forces opposées en se déplaçant en crabe pour arriver au point de débarquement.
Dans des conditions idéales, cette phase s’apparentera plus à une fin de sprint pour le ou les rameurs.
Quoi qu’il arrive, pour réussie cette fin de parcours sur l’eau, le rameur de proue aura le rôle le plus important. Il devra :
1. Se retourner après la dernière bouée pour replacer correctement son bateau (en 4X+, c’est le barreur !)
2. À l’approche de la plage, il se retourne une nouvelle fois avant de ranger ses avirons. Un teneur pourra communiquer avec le rameur de proue en donnant des indications pour ranger ses avirons, puis sortir du bateau (ex. Attention -> le rameur range ses avirons Top, tu sors => sortie du bateau).
3. En solo, le rameur range ses avirons et effectue un pivot entier sur sa coulisse en passant les jambes par-dessus le portant arrière, puis pousse sur ses bras en appuis sur le plat bord pour sortir du bateau. En double et en quatre, la stabilité du bateau permettra de s’extraire plus rapidement, après avoir rangé ses avirons, en effectuant une rotation pour se placer en appui sur ses jambes et ses bras pour s’équilibrer, avant de bondir/jaillir hors du bateau. Certaines rameurs et rameuses équilibristes se positionneront debout sans l’aide des mains !
4. Une fois extrait, le sportif doit amortir sa sortie ou sa chute en restant solide/gainé, sentir des appuis au niveau des pieds dans l’eau très souvent, se grandir tout de suite pour repasser en position verticale et enchaîner avec la course finale.

7. La course finale
Il s’agira de passer d’une position assise / horizontale des jambes à une position verticale. Et d’un point physique, ce n’est pas sans conséquence ! Ce changement de position est violent pour le corps dans un effort intense et demande beaucoup de lucidité de la part des rameurs et rameuses. Il faut d’abord amortir la sortie du bateau pour se redresser, tenir des appuis solides au niveau des pieds, soulever ses pieds hauts pour se dégager du frein occasionner par l’eau, tout en restant gainer et accélérer progressivement sa course pour venir plonger sur le buzzer ou sur la ligne d’arrivée, en cas d’arrivée serrée.
Les teneurs de bateaux ne devront pas gêner et toucher le coureur au risque d’une sanction en temps ! Ils pourront éventuellement l’encourager à s’orienter vers la porte de passage obligatoire !
Les rameurs et rameuses devront travailler, cette fin de course pour créer de bons automatismes. En cas de shore break ou de déferlements importants, il ne faudra pas abuser de ce type de travail risqué qui pourrait engendrer des blessures à l’entraînement.

Les postes clefs
1. Le coureur
Dans chaque équipage, un ou deux coureurs sont identifiés. Il s’agit de poste clef, car ces sportifs doivent avoir les qualités nécessaires pour courir vite et s’installer/quitter l’embarcation très rapidement. Ils peuvent être différents au départ et à l’arrivée. En double, si la différence de vitesse en course à pied (sprint) n’est pas trop importante (moins de 2s sur 50 mètres), nous vous recommandons que la nage coure à l’aller et le deux au retour pour gagner du temps à l’embarquement.
En quatre, nous vous avions déjà recommandé de choisir un barreur, car le temps gagné à l’embarquement est très important. Nous avions déjà mesuré jusqu’à 10 secondes de gagnées sur nos adversaires en choisissant un barreur. Il est donc primordial que le barreur ou la barreuse se prépare physiquement à ce rôle en suivant les conseils de préparation physique.
2. Teneur de bateaux
Pour chaque équipe, deux teneurs de bateaux sont admis, voire trois quand les conditions maritimes l’exigent (cf. réglementation FISA). Deux bénévoles présents et formés peuvent jouer ce rôle qu’ils devront maîtriser et un troisième pourra être assuré par un bénévole du Comité d’organisation ou un rameur qui aurait fini sa compétition ! Ils seront précis, car ils assistent le/les rameurs à l’embarquement et au débarquement. Ils doivent vérifier que les chaussures sont ouvertes pour rentrer les pieds, puis tour à tour équilibrer la coque, faciliter le passage du rameur et son installation, pousser/freiner la coque, guider les embarcations non barrées.
Si les portants sont fixés par l’arrière (type Filippi ou Swift-Boat), un teneur sera placé à l’opposé de l’embarquement du rameur et maintiendra le bateau en équilibre par une pression sur la dame de nage et transmettra l’aviron délicatement avec la palette à plat au-dessus de l’eau pour éviter la fausse pelle au premier coup d’aviron. L’autre placé du côté du rameur prépare la coulisse pour la placer sous les fesses du rameur puis transmet l’aviron placé au-dessus de l’eau délicatement comme l’autre teneur pour éviter la fausse pelle du départ. Puis l’un d’entre eux désigné à l’avance ou une troisième « Boat Helder » poussera la coque par l’arrière pour lui faire prendre de la vitesse.
Enfin, un teneur désigné encore une fois au préalable pourra guider les solos et les doubles sur le premier bord, jusqu’à la seconde bouée. La troisième bouée étant trop éloignée pour donner des consignes précises.
Il est bien évident que ces techniques ne s’improvisent et qu’il faut les travailler/automatiser et répéter pour ne pas commettre d’erreurs qui pourra faire perdre le rameur ou l’équipage au moment de la course !!
3. Barreur et rameur de proue
Comme dit précédemment, les manœuvres sur l’eau doivent être précises et efficaces. La moindre erreur de barre et/ou de trajectoire donne des secondes à l’adversaire. Le barreur, comme le rameur de proue pour les embarcations non barrées sont des éléments stratégiques devant avoir les bons repères pour déclencher les virements au bon moment en fonction de l’état de la mer et de la vitesse de coque. Une consigne orale peut être donnée pour déclencher le virement au bon moment : « Top… C’est parti … On vire… ». Les barreurs doivent s’entraîner à bien réaliser leurs manœuvres et ont un rôle déterminant pour à la fois permettre aux rameurs du quatre de s’exprimer pleinement physiquement sans avoir à se préoccuper de leur direction.
De plus le rameur de proue doit s’entraîner à s’extirper rapidement du bateau avant l’arrivée de la coque sur la plage.
En solo, une simple rotation des fesses à 180 ° sur la coulisse avec les jambes qui passent par-dessus le portant suffit à sortir rapidement. Pour cela, un teneur désigné pourra prévenir par une consigne simple le rameur (Attention ! Top tu descends) juste avant que la coque ne vienne s’échouer sur la plage.
Les doubles et quatre étant plus stable qu’un solo, le rameur de proue devra faire preuve d’un peu plus d’agilité pour gagner du temps, comme démontré par l’équipe Chinoise à Schenzhen. Pour cela juste avant d’arriver sur la plage, le barreur en quatre ou le teneur préviendra le rameur (Attention ! Debout). Puis le rameur de proue rentre ses avirons à l’intérieur de la coque pour éviter une fausse pelle et un déséquilibre supplémentaire, se lève et se retourne en appui semi-fléchi sur ses jambes (type demi-fente avant) et bondit juste avant que la coque ne s’échoue sur la plage.
Ce travail digne d’un équilibriste ne peut se faire sans un minimum d’entraînement en bateau et au sol (travail d’équilibre, gainage, fente avant et saut en détente). Attention à ne pas trop le répéter non plus, car le risque de chute et de blessures est important. Il sera parfois recommandé avec certains équipages de ne pas prendre de risque et d’effectuer une simple rotation sur la coulisse comme en solo.
Stratégies
L’analyse de toutes ces données permet donc la mise en œuvre de stratégies où chaque équipier va trouver sa place en fonction de ses capacités et de son état de forme. La stratégie que nous recommandons fortement est la suivante :
- formaliser les techniques pour embarquer et débarquer avec chaque équipage,
- distribuer le rôle de coureur dans chaque équipage en fonction des profils des sportifs,
- faciliter le départ des équipes barrées en plaçant le barreur comme coureur au démarrage,
- déterminer le parcours dans l’eau le plus rapide (course à pied) en fonction de la hauteur d’eau (marée), de la trajectoire de la course et de la nature du fond (irrégulier),
- utiliser des techniques d’alignement pour les coureurs et les « rameurs de proue » pour gérer leurs trajectoires (fixer deux points alignés sur le regard et la ligne d’eau),
- formaliser pour chaque équipage la meilleure technique possible pour virer (180°) et anticiper les courants, le vent et les vagues s’il y en a,
- favoriser la récupération entre les parcours en instaurant un protocole précis à suivre après chaque parcours.
Source : Actualités de la MAP

